Archives par étiquette : Escalade

Escalade dans l’Ain :: Nettoyage de la Falaise de Jarbonnet

Catégorie : Montagne, Escalade, Via Ferrata

Nettoyage de printemps.

Du lundi 26 Mai et jusqu’au dimanche 1er Juin inclus.

Escalade dans l'ain

Après les quartiers d’automne, voici ceux du printemps,
une nouvelle semaine pour entretenir, grimper et équiper notre belle falaise adorée!
Outre le fait que l’on vous convie à venir passer un moment en notre compagnie à cette occasion, le soir au bivouac où la journée en action, je viens aussi solliciter vos bonnes volontés. En effet, il y a un peu de travail, et de jardinage en particulier.
Il faut faire la taille d’entretien des divers sentiers, et ce depuis le belvédère et parfois re-dégager le pied des voies d’escalade.
Et il y a surtout de nombreuses voies dans lesquelles terre, plantes et prises branlantes se sont accumulées et qui nécessitent un nettoyage de fond avec grattoirs, brosses et marteaux pointus!
-La Pivoine
-Le Tesserac
-Pitchemitch
-Phoebus
-Les Doux Sauvages
-La Grotte
-L’Echo des Savannes
-Le Perron Sublime
-Les Terrasses
-Brocéliande
-Polibolus
-Bran le Béni
-j’ai oublié le nom de la dernière, une des plus facile, juste à droite de La Peau et de Face de Farce
-Deux Vaudois, au secteur du Bas

Il y a également quelques modifications d’itinéraires, avec l’espoir de les améliorer, qu’il faut préparer:
-L’Antre va disparaître, mais son joli départ va devenir celui de Phoebus, qui va également se trouver une sortie moins ‘bananeuse’ qu’actuellement.
-Aménagement d’une sortie directe et indépendante du Pivot, au lieu de rejoindre La Pivoine.

Il y aura aussi 5 voies nouvelles, toutes fraîches et à découvrir, entre le 6a et le 7a.

En espérant vous y retrouver, avec joie, enthousiasme et amitiés….

Steph et Nelly

Montagne, Escalade, Via FerrataEscalade à Montserrat (Espagne-France)

Catégorie : Montagne, Escalade, Via Ferrata

the montserrat connexion

Assemblage et photos(ci-dessus) de Xavier & Céline.

Escalade à Montserrat & Buoux

Le 7 mai 2008, 7 vaillants mousquetons firent donc route vers l’espagne en quête de la terre promise, le site d’escalade légendaire du massif de Montserrat, situé à 59 km de Barcelone, en Espagne.

Au coeur de ce massif aussi gigantesque que somptueux est perché un monastère des plus étonnants (el monasterio de Montserrat), site mystique où le pèlerin peut contempler la vierge noire, madone des grimpeurs, et s’il est un tant soit peu empreint de mysticisme, peut espérer être touché par un éclat de grâce divine.

Le massif de Montserrat est aussi magnifique qu’immense, (plus de 3000 voies).

Après un voyage sous les étoiles et un repos de quelques heures en camping sauvage, nous fûmes tirés de notre bref sommeil réparateur par l’adjudant Ted, qui sait bien que plus court est le week-end, plus précieuses sont les secondes.

S’en suivit une brève virée, les yeux souriants et cernés, al monesterio de Montserrat où Niko connut une illumination qui marqua son visage toute la journée durant.

Quelques heures et un pic-nique espagnol plus tard, après avoir visité l’excellente boutique de grimpe du village et effectués quelques emplettes espagnoles (chaussons, chapeau et T-Shirt magiques), la Montserrat-Connexion, regroupant une faction de grimpeurs au regard vif et au poil soyeux du club des 3 mousquetons, est entrée en mode grimpe.

Marche d’approche sur la trace des biquettes

Au travers d’une nature sauvage et inhospitalière, l’absence de coupe-coupe et autres sécateurs fut compensée par la fougue des vaillants mousquetons.

Bien vite, le Fred disparu au sommet d’une voie, suivit de son jeune disciple Niko, pour aller tâter du 7 sur la falaise d’en face.

Magnifique journée d’escalade.

Sur ce rocher, petit scarabée, tu apprendras à tout placer dans tes pieds, car ici la force brute est aussi futile qu’un pétal de ronces emporté par la brise d’une nuit d’été.

Le secteur des falaises de Montserrat que nous avons pratiqué, est composée de milliards de petits cailloux multicolores agglomérés et hyper-résistants, la moindre petite merdouille suffisant à s’accrocher, ce qui semble surréaliste au premier abord, mais ça tient!

La météo n’était pas de notre côté, le ciel se couvrant en fin de journée, d’un amas de nuages sombres aux formes étranges, pour se transformer le lendemain en pluies diluviennes.

Plusieurs solutions s’offrirent alors à la Montserrat Connexion, redescendre vers la Mancha pour aller combattre quelques moulins ou remonter vers un site d’escalade épargné par la météo.

Nous avons opté pour la seconde option et sommes donc retournés au pays des bouffe-grenouilles, sous les cieux plus cléments de Buoux.

De retour en France, après un petit dîner gentillet dans un charmant village où défilaient des mannequins locaux affublés de morceaux de tissus et de plumes de volatiles; Céline, notre chef secouriste, nous à démontré qu’en plus de grimper avec fougue et parcimonie, elle savait parfaitement gérer les accidentés de la route.

Buoux est situé dans le Lubéron, c’est un site d’escalade fort réputé en France et noté comme « incontournable » dans le guide du grimpeur intergalactique (édition 2018).

Après une nuit mouvementée, encore sous le choc de son illumination mystique, Niko fait « la sirène sur son rocher », en arrière plan Céline qui escalade la voie du « moustique fou ».

Céline, palpant la roche

Niko, plus agile qu’un chimpanzé

Xavier se détend dans la Crysalide (8A), avec une grimpette gracile, tout en souplesse, suivit d’une descente brosse à dent en main pour faire disparaitre toute trace de son passage et optimiser la roche pour le prochain grimpeur (technique préconisée à tous, et décrite en détail dans son livre en préparation : le guide du savoir grimper).

Notre séjour s’est conclu par un épluchage de légumes suivit d’un succulent déjeuner à l’Auberge des Seguins(Buoux, Lubéron), gite magnifique situé en pied de falaise où Amélie sait charmer sa clientèle.

Auberge des Seguins, Buoux

Conclusion

Cette petite expédition-escalade Montserrat-Buoux fut excellente bien qu’un peu courte.

A suivre!

Montagne, Escalade, Via FerrataEscalade à la Pointe Percée (2752m)

1

Catégorie : Montagne, Escalade, Via Ferrata

En 1908, on la nomme Cime du Mont-Fleuri pour ses efflorescences qui se produisent sur ses rochers, ou Pointe-Percée à cause du trou rond qu’on aperçoit près de son sommet. A cette époque, l’ascension de cette pointe est très recommandée mais elle nécessite Guide et provisions. Du Grand Bornand, il faut 8h. pour rejoindre le Refuge Sauvage situé à 2250 m et ajouter 3 heures pour atteindre le sommet. Le Refuge Sauvage n’est pas gardé mais ouvert toute l’année. Ce chalet en bois est composé d’une pièce et d’un grenier. Il peut abriter 10 personnes, 20 au maximum. On couche sur un lit de camp garni de paille et on y trouve la vaisselle pour 6 couverts. (Guide-Joannes de Savoie, Hachette et Cie, 1908, pages 140, 141)

99 ans plus tard, le 14 juillet 2007, six grimpeurs se dirigent vers Le trou de cette Pointe. Après une bonne heure d’embouteillage au Grand Bornand (pas de chance, c’est l’arrivée du Tour de France) ils rattrapent le col des Annes, en voiture à moteur. De là, par un bon sentier, ils rejoignent rapidement le refuge Gramusset (ou Pointe Percée), 2164 m.

Une partie du refuge est en pierre, l’autre en béton. A l’intérieur, de confortables couchettes disposées sur trois niveaux, des couvertures, une grande table, du gaz, des ustensiles de cuisine et un poêle à bois sont à leur disposition.

Pour terminer leur journée, Philippe B., Romain & Régis iront gravir la voie de l’Ombre Chinoise (TD, 250m,5b/c, 2 pas de 5c+) Le lendemain, après une nuit rythmée par les ronflements d’un médecin, nos six grimpeurs partent à travers les lapiaz pour gravir la Voie du Trou (D, 250m, 5b) Un par un, ils découvriront le fameux TROU et sa vue imprenable sur le Massif du Mont Blanc..

De là, ils franchissent une vire en écharpe d’une trentaine de mètres, chevauchent l’arête aérienne Nord-Est et enchaînent jusqu’à la dernière brèche. Arrivées au pied du ressaut final, les cordées se séparent. Deux cordées poursuivent la voie classique de l’arête par le pilier d’angle en 5c. La troisième cordée part dans une autre aventure…

Du désir de vaincre au féminin

Pour éviter les difficultés du pilier d’angle, La troisième cordée décide donc de rejoindre tranquillement l’itinéraire de la cheminée Guittinger mais 100 mètres avant, l’attirance d’une belle paroi volante les conduits dans une voie plus audacieuse. Après 40 mètres d’escalade plutôt verticale, Anne et Philippe A. se retrouvent dans le silence et la solitude, sur une jolie petite vire d’une trentaine de centième de largeur qui domine le refuge. Le relais est moderne et très solide, l’air est pur, la vallée est ensoleillée. Transportés dans un autre monde, un merveilleux moment de plaisir envahit nos deux aventuriers mais les mots sont rares et les effets du vide sur le corps féminin deviennent douloureux. En effet, les yeux de Anne se mettent à chavirer et une désobéissance intérieure blanchit la peau de son visage. La nausée continue encore quelques instants et la paroi verticale qui venait d’être gravie devient ponctuée d’un nouveau décor. Guère motivé pour surmonter la paroi suivante, le leader propose à sa compagne de faire un rappel pour en finir. Anne refuse fermement et veut absolument rejoindre le sommet. Ils continuèrent l’ascension jusqu’au sommet.

Voies réalisées

L’Ombre chinoise (TD, 250m 5b/c, 2 pas de 5c+)

La voie du Trou (D, 250m, 5b) suivi du Désir de vaincre au féminin

Les grimpeurs : Anne L., Philippe B., Philippe A., Régis B., Arnaud L. Romain B.

Les photos de Philippe B. sont ici